Hélène Beauchesne

Les arts ont toujours occupé une grande place dans ma vie. À l’école, je dessinais partout. Je me portais volontaire pour les montages de scènes, les décorations et l’artisanat. Au secondaire j’ai eu la chance de suivre un cours avec M. Jasmin, un mordu de l’art. Jusqu’à il y a deux ans, l’huile a été l’unique médium utilisé pour peindre mes tableaux. Puis, j’ai découvert l’acrylique, qui fait écho à mon besoin d’exploration et de créativité. Ce médium me permet une grande liberté d’expression. J’utilise au moins deux pinceaux à la fois. Vous me verrez souvent un pinceau à la main, l’autre entre les dents. J’affectionne les couleurs chaudes, les couleurs de terre. Ma composition sera tantôt disciplinée, tantôt plus abstraite, dans une recherche de lumière et de mouvement. Puisque nous regardons ce qui nous entoure en mode panoramique, les formats que j’utilise le sont souvent aussi. Je couche sur mes toiles les émotions que soulèvent en moi la vitalité du ciel. La flambée des couleurs d’un lever ou d’un coucher de soleil, la sensation onirique que procure les déclinaisons bleutées du crépuscule après une journée ensoleillée. Je laisse dans ces scènes une place à l’imaginaire pour que chacun y trouve sa quête. Je reproduis souvent la période de la journée qui se situe entre chien et loup, l’heure ou toutes les réalités de la journée se réunissent, l’heure ou les couleurs du jour fusionnent avec celles de la nuit pour nous offrir un dernier regard, l’heure ou tout s’enflamme dans un merveilleux kaléidoscope de couleurs si inspirant.